Artisans de l’ONF
Fureter
Carle Gilles
31 juillet 1929 - Maniwaki, Québec
28 novembre 2009 - Saint-Paul d'Abbotsford, Québec
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Né à Maniwaki en 1929, Gilles Carle obtient un diplôme de l'École des Beaux-Arts de Montréal, fait des stages en histoire de l'art en Europe, puis complète un certificat d'études en imprimerie, gravure et photographie à l'École des arts graphiques et un autre en belles-lettres à l'Université de Montréal. Par la suite, il participe à la fondation des revues L'Écran et Liberté ainsi que des Éditions de l'Hexagone. Tantôt artiste au Service des arts graphiques de la Société Radio-Canada, tantôt recherchiste à l'Office national du film du Canada, il est également critique littéraire et de cinéma, de même que chroniqueur.
C'est en 1961 que Gilles Carle réalise son premier film, Dimanche d'Amérique, suivi d'une série d'autres courts métrages documentaires produits par l'ONF. Attiré par la fiction, il tourne, en 1964, un court métrage intitulé Solange dans nos campagnes, puis, l'année suivante, un premier long métrage, La Vie Heureuse de Léopold Z, dont l'interprète principal est Guy L'Écuyer. Le film remporte le Grand Prix du cinéma canadien. Puis, son long métrage Le Viol d'une jeune fille douce est sélectionné par la Quinzaine des réalisateurs, lui ouvrant ainsi le marché francais.
Au cours des années 70, Gilles Carle est très actif dans le secteur de la publicité. Il poursuit en parallèle sa carrière au cinéma, tout à la fois scénariste, producteur et réalisateur. Il tourne plusieurs courts et moyens métrages, et six longs métrages de fiction. Parmi ces films, La Vraie nature de Bernadette et La Mort d'un bûcheron, tous deux en sélection officielle au Festival international du film, à Cannes. Le premier révèle le talent d'actrice de Micheline Lanctôt, le second sert de tremplin à la carrière de Carole Laure. Le réalisateur des Mâles et de La Tête de Normande St-Onge s'impose rapidement comme l'une des figures dominantes de la cinématographie québécoise.
En 1981, Gilles Carle tourne l'adaptation d'un des plus célèbres romans de la littérature québécoise, Les Plouffe de Roger Lemelin, et obtient un important succès auprès du public québécois, de même que plusieurs prix dont le Prix L.-E. Ouimet-Molson. Deux ans plus tard, il poursuit dans la même veine, combinant un film et une mini-série, et il réalise Maria Chapdelaine, d'après le roman de Louis Hémon.
À la même période, soit en 1982, il fait un retour remarqué au documentaire et réalise Jouer sa vie, un film sur le monde international des joueurs d'échecs. Après quoi, il tourne d'autres documentaires : Cinéma, cinéma une coréalisation avec Werner Nold (1985), O Picasso (1985) et Vive Québec! (1988). Le Diable d'Amérique s'inscrit dans la continuité de ces films, modernes, déroutants, éclatés.
C'est lui qui réalise en 1989 le court métrage 50 ans pour souligner le cinquantième anniversaire de l'ONF : un court métrage de 2 minutes 41 secondes qui fut diffusé partout dans le monde et projeté au Festival de Cannes au moment où on remettait une Palme d'Or à l'ONF pour souligner l'excellence d'un demi-siècle de production.
» Lire aussi
Gilles Carle sur Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Carle
Gilles Carle sur IMDB
http://www.imdb.com/name/nm0137345/
» Visionnez des films de Gilles Carle sur ONF.ca
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