Artisans de l’ONF

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Arseneault Bettie

Portrait Arseneault Bettie

De retour pour de bon est la deuxième réalisation de la cinéaste Bettie Arseneault qui a signé à l'Office national du film du Canada, en 1985, Bateau bleu, maison verte un court métrage sur l'univers coloré de quelques villages de la péninsule acadienne. Ce film a remporté successivement le prix Bravo de l'émission Coup d'oeil de la Société Radio-Canada (Moncton), une mention spéciale au 4e Festival international sur l'art (Montréal), un Prix d'excellence au Festival Atlantique 1985 (Halifax) et une mention spéciale au 2e Festival international du film d'architecture et d'urbanisme de Lausanne (Suisse).

C'est à Bathurst (Nouveau-Brunswick), en 1981, que débute la carrière cinématographique de Bettie Arseneault alors qu'elle produit et coréalise une série de vidéos sur la condition féminine pour la maison Femmes en focus, dont Où c'est que je m'en vas asteur ? qui obtient un prix au Festival Atlantique 1982. Par la suite, elle sera assistante à la réalisation d'une dizaine films, vidéos et promos dont Massabielle (réal. : Jacques Savoie, ONF 1982), De l'autre côté de la glace (réal. : Serge Morin, ONF 1983), Ce soir Atlantique (prod. : SRC 1983), Toutes les photos finissent par se ressembler (réal. Herménégilde Chiasson, ONF 1985), Le Tapis de Grand-Pré (réal. : Phil Comeau, Via le Monde 1986). Entretemps, elle aura produit chez Femmes en focus les vidéos Qu'est-ce que t'as fait pour souper ? (réal. : Claudette Lajoie, 1985) et le premier vidéoclip acadien, T.V. Tune (avec le chanteur Roland Bryar).

En 1987, Bettie Arseneault travaille à la mise sur pied du premier Festival de film et de vidéo de femmes à Moncton. Entre 1989 et 1991, elle agit comme directrice de production d'une dizaine de courts métrages et est consultante en réalisation et en production de films documentaires pour des organismes internationaux, ce qui l'amène à voyager à l'étranger.

Parallèlement à ces activités, elle est invitée à participer à plusieurs jurys de sélection du Conseil des Arts du Canada et obtient en 1985 une bourse France/Acadie pour faire un stage en réalisation de trois mois à Paris.