Artisans de l’ONF
Fureter
Gariépy Jean-Pierre
Jean-Pierre Gariépy, réalisateur et scénariste, se fait tout d'abord connaître comme réalisateur de films de fiction et par la suite comme documentariste.
Comme bon nombre de jeunes cinéastes, Jean-Pierre Gariépy fait ses premières armes au cinéma en réalisant plusieurs courts métrages. Ces films donnent l'occasion à cet ex-étudiant en architecture d'expérimenter un langage qui relie cet art à celui du cinéma.
En 1989, son premier long métrage de fiction, Sous les draps, les étoiles, permet à ce lauréat du concours soulignant les 50 ans d'existence de l'Office national du film du Canada, de faire sa marque auprès du public.
La critique et les nombreux festivals qui accueillent le film reconnaissent en Jean-Pierre Gariépy un réalisateur impressionniste où le quotidien représenté dans ses oeuvres n'est jamais noir ou blanc, mais bien une alternance de zones sombres et lumineuses.
Par la suite, coup sur coup, Jean-Pierre Gariépy réalise deux films de fiction : Le Violon d'Arthur (1991), sur la vie du violoniste Arthur LeBlanc, et Si belles (1994), coproduit par la Société Radio-Canada. Le succès télévisuel de ces longs métrages contribue une fois de plus à la reconnaissance publique de ce réalisateur aux accents humanistes.
Ne perdant jamais de vue l'expérimentation, Jean-Pierre Gariépy aborde le monde du documentaire grâce à une première série télévisuelle intitulée Clip'art (1992), destinée à initier des jeunes à l'histoire de l'art. Par la suite, il est engagé par l'Office national du film du Canada et y tourne Impressions sur la liberté (1995), un documentaire produit dans le cadre de la série Les Jeunes : vers un dialogue démocratique qui l'amène à questionner des jeunes jusqu'en Biélorussie. Il est donc parfaitement normal que le phénomène mondial des réfugiés attire son attention.
C'est au cours de cette même année et toujours à l'ONF qu'il entreprend son travail de recherche auprès des réfugiés de la Bosnie, du Burundi, de l'Iran et de l'Algérie pour le documentaire Le Pont de l'exil (1997). Faisant appel à un langage cinématographique varié (archives, reconstitutions, animation), ce film relate les différentes et difficiles étapes reliées à l'exil forcé de gens quittant leur terre natale pour sauver leur vie.